Entre le milieu des années 1980 et 2011, Steve Jobs a mené une expérience sur ton cerveau. Et sur des millions d'autres.
Sans protocole. Sans autorisation. Sans que personne le sache.
Les résultats ont été publiés en 2017.
Et ils expliquent pourquoi tu n'arrives pas à apprendre comme tu le voudrais.
Ce que je vais te montrer maintenant mérite toute ton attention.
Chaque fois que Jobs montait sur scène, il ne vendait pas un produit. Il testait quelque chose. Sur toi. Sur moi. Sur des millions de personnes.
Il ne le savait pas lui-même. Mais son instinct avait identifié 3 failles dans le cerveau humain. Des failles vieilles de 200 000 ans.
Des failles que les neurosciences n'ont formalisées qu'APRÈS sa mort.
Dans cette vidéo, tu vas comprendre ce qu'il a fait. Et surtout, comment retourner ces failles en ta faveur pour apprendre avec une efficacité que tu n'imagines pas encore.
Mais attention. Une fois que tu sais, tu ne peux plus revenir en arrière.
Loi 1 : la contagion émotionnelle
Première faille exploitée par Jobs : tes neurones miroirs. Chaque keynote était un test grandeur nature. Et tu ne t'en es jamais rendu compte.
Regarde cette vidéo. Pas l'iPhone. Regarde Jobs.
Tu vois ? Il ne décrit pas l'iPhone. Il le vit.
Chaque mot. Chaque pause. Chaque sourire.
Maintenant regarde le public. Ils reproduisent exactement la même expression que lui.
Ce n'est pas un hasard.
Dans ton cerveau, il existe des neurones spéciaux. On les appelle neurones miroirs.
Quand tu observes quelqu'un faire une action, ces neurones s'activent comme si toi tu la faisais.
Quelqu'un bâille devant toi ? Tu bâilles. Quelqu'un sourit ? Tu souris.
C'est involontaire. C'est un mécanisme de survie vieux de 2 millions d'années.
Et voici ce que Jobs exploitait sans le savoir.
Quand tu observes quelqu'un de passionné, tes neurones miroirs copient cette passion. Ton cerveau ne fait pas la différence entre sa passion et ta passion.
Maintenant, voici comment tu retournes cette faille en ta faveur.
Ton cerveau apprend 3 fois mieux quand l'émotion est présente. Pas parce que c'est motivant. Parce que tes neurones miroirs déclenchent de la dopamine. Et la dopamine, c'est le signal qui ordonne à ton cerveau : grave cette information en mémoire.
Prenons un exemple. Tu dois apprendre la thermodynamique.
Méthode classique : tu lis ton cours. Tu surlignes. Tu retiens 20 pour cent.
Méthode neurones miroirs : tu cherches un enseignant qui vit son sujet sur YouTube. Qui gesticule. Qui s'emballe. Tu le regardes 20 minutes.
Résultat : tu retiens 60 pour cent. Tes neurones ont copié sa passion. L'information est gravée.
Première faille comprise. La deuxième est plus subtile. Et redoutablement efficace. Jobs l'a utilisée pour créer le moment le plus mémorable de l'histoire de la tech.
Loi 2 : la dissonance cognitive
Deuxième faille. Celle que Jobs utilisait pour créer une addiction neurologique à ses annonces. Tu vas la ressentir dans quelques secondes.
Complète cette phrase : Plus on pratique une compétence, plus on devient...
Tu as probablement pensé : meilleur.
Maintenant écoute ceci. Des chercheurs ont découvert que les experts font moins d'erreurs... mais apprennent moins vite que les débutants.
Tu sens la contradiction ? Cette gêne dans ta tête ? C'est ton cortex cingulaire qui s'active.
Nous sommes en janvier 2007. Jobs monte sur scène.
Jobs dit : "Les smartphones actuels ne sont pas si intelligents."
Arrête-toi un instant. Tu as vu ce qu'il vient de faire ?
Il a créé une tension. Les smartphones sont médiocres. Mais deux minutes plus tôt, ces mêmes personnes adoraient leur Blackberry.
Maintenant elles pensent : J'apprécie mon Blackberry... mais Jobs a raison... pourtant j'apprécie mon Blackberry...
Il s'agit d'une dissonance cognitive. Le cerveau déteste cet état. Il cherche à le résoudre.
Jobs continue : "Alors nous avons inventé quelque chose. On l'appelle multi-touch."
Et là. Résolution. Le cerveau pousse un soupir de soulagement. La tension disparaît.
Quand ton cerveau détecte une contradiction, trois zones s'activent. D'abord le cortex cingulaire détecte le conflit. Puis le cortex préfrontal cherche une solution. Enfin le striatum se prépare à graver la réponse.
Et voici l'élément décisif : l'information qui résout une tension est retenue 5 fois mieux que l'information reçue passivement.
Jobs faisait cela instinctivement. La science a mis 10 ans à comprendre pourquoi cela fonctionnait.
Je vais te confier quelque chose. Depuis que j'ai compris ce mécanisme, j'apprends en une heure ce qui me prenait une journée.
Ma technique : je commence toujours par une question impossible.
Tu apprends la Révolution française ? Question classique : Pourquoi la Révolution a-t-elle eu lieu ?
Ma question : Comment Louis XVI a-t-il réussi à être le roi le plus aimé et le plus détesté de France en même temps ?
C'est en contradiction. Mon cerveau cherche. 30 secondes. Je lis. Je trouve la réponse. Et là, c'est gravé. Mon cortex a fait le travail.
Voici deux failles exploitées. La troisième est la plus puissante. C'est celle du One More Thing.
Loi 3 : la dopamine anticipatoire
Posons-nous une question fondamentale. Qu'est-ce que la dopamine ?
Si tu as pensé "la molécule du plaisir", c'est une erreur. Et c'est probablement l'idée reçue la plus répandue en neurosciences.
La dopamine, ce n'est pas le plaisir. C'est l'anticipation du plaisir.
La nuance est fondamentale. Voici pourquoi.
Ton plat préféré sort du four. L'odeur te frappe. À cet instant, dopamine en flèche.
Maintenant tu manges. C'est délicieux. La dopamine... chute.
La dopamine monte quand tu anticipes. Elle descend quand tu obtiens.
Jobs a présenté l'iPhone. La keynote est terminée. Le public applaudit. Et là...
Jobs dit : "Oh... One more thing."
Regarde leurs visages. À cet instant, la dopamine explose. Pas parce qu'ils savent ce qui arrive. Parce qu'ils ne savent pas.
Le One More Thing n'est pas une réponse. C'est une promesse.
Le cerveau libère plus de dopamine en anticipant une récompense qu'en la recevant. Jobs avait compris cela en 1999. La science l'a démontré en 2015.
Dernière faille. Et probablement la plus puissante. Je te propose de la tester dès ce soir.
Technique 1 : La micro-promesse. Quand tu étudies, ne révèle jamais l'information importante tout de suite.
Exemple inadapté : La mitochondrie est la centrale énergétique de la cellule.
Exemple efficace : Il existe un organite dans tes cellules qui produit 95 pour cent de ton énergie. Lequel ?
C'est la mitochondrie. Même information. Mais ton cerveau a produit de la dopamine avant de recevoir la réponse.
Technique 2 : La chasse. Avant d'ouvrir ton cours, note sur une feuille : Dans ce chapitre, il y a un élément qui va tout clarifier. Je vais le trouver.
Maintenant lis. Ton cerveau n'est plus passif. Il est en mode exploration. Dopamine activée. Attention maximale.
Teste cela ce soir sur un chapitre que tu dois apprendre. Tu constateras la différence par toi-même.
Conclusion
On vient de décoder 3 failles que Steve Jobs exploitait. Mais voici ce que les scientifiques ont mis du temps à accepter.
Jobs n'était pas un manipulateur. C'était un archéologue.
Il a déterré des mécanismes que l'évolution avait enfouis dans ton cerveau.
Les neurones miroirs ? Nos ancêtres apprenaient à chasser en observant les anciens. En copiant leur passion.
La dissonance cognitive ? C'est ainsi que l'espèce a survécu. Cette baie ressemble à celle qu'on mange... mais elle est rouge. Résoudre cette tension, c'était rester en vie.
La dopamine anticipatoire ? C'est le moteur qui a poussé l'humanité à explorer le monde. Il y a quelque chose derrière cette colline. Je dois le découvrir.
L'école a désactivé ces 3 mécanismes. Elle enseigne de manière neutre. Aucune activation des neurones miroirs. Elle donne des réponses sans tension. Aucune dissonance cognitive. Elle révèle tout d'un coup. Aucune anticipation dopaminergique.
Résultat : ton cerveau passe en mode économie d'énergie. Tu retiens 10 pour cent. Tu penses que tu es incapable d'apprendre.
Mais tu n'es pas incapable. Ton cerveau fonctionne parfaitement. Il est simplement conçu pour apprendre avec passion, tension et mystère.
Jobs ne t'a pas manipulé. Il a utilisé ton cerveau comme il était censé être utilisé.
Des mécanismes que l'école a désactivés. Des mécanismes que tu peux rallumer. Maintenant.