“J’ai passé mon bac à 12 ans.” Incroyable, non ? Comment un tel décalage est-il possible ? Cinq ans d’avance sur la moyenne…
Voilà l’histoire de Marius, un enfant surdoué, un HPI habitant la ville de Nice. C’est un fait, ces enfants apprennent plus vite, et comprennent plus rapidement.
Il existe même des écoles dédiées à ces élèves avec des méthodes d’apprentissage spécialement conçues pour eux. Marius, lui, a suivi sa scolarité à l'école Michelet située dans sa ville.
Mais, et si le vrai secret n’était pas leur QI ? Et si tout venait, en réalité, de la manière dont nous apprenons ?
Imagine si grâce aux bonnes méthodes ainsi qu’aux bonnes approches, nous étions tous dans la capacité d’apprendre plus vite, retenir plus longtemps, et comprendre plus profondément ?
Pour découvrir ce secret, j’ai moi-même testé leur manière de pratiquer ces techniques. Résultat : j’ai appris plus, mieux, et surtout plus en profondeur et de manière durable. Les sujets étudiés sont restés ancrés en moi, comme jamais auparavant.
Dans cet article, je vais te montrer comment t’approprier à ton tour, ces méthodes. À la fin, tu n’appréhenderas plus jamais l’apprentissage de la même manière. Tu seras alors capable d’apprendre beaucoup vite. Il y aura une rupture forte : un avant et un après.
L’école classique et la pédagogie spiralaire
Visualise un instant : tu es assis dans une salle de classe. On t’explique une leçon que tu reverras l’année prochaine… et encore l’année suivante.
En réalité, ce n’est pas un hasard. L’école s’appuie en effet sur ce qu’on appelle la pédagogie spiralaire, un concept popularisé dans les années 1960 par le psychologue Jerome Bruner.
Son idée ? Tout savoir fondamental peut être enseigné à n’importe quel enfant, à condition de le présenter de façon adaptée à son âge.
Alors plutôt que d’enseigner un sujet en une seule fois, on y revient, on le réétudie régulièrement, chaque fois avec un peu plus de détails, telle une spirale qui monte lentement.
Prenons quelques exemples :
- En mathématiques, on découvre les fractions en primaire, on les revoit au collège avec les équations, puis au lycée avec les fonctions.
- En histoire, la Révolution française est abordée autour de quelques dates en primaire, puis on la revisite de manière plus approfondie au collège, avec ses acteurs et ses nuances.
- Enfin en sciences, les atomes sont introduits très tôt de façon simplifiée, pour être ensuite réexplorés des années plus tard avec la chimie, la physique, et même la mécanique quantique.
Sur le papier, cette approche a des avantages. En effet, elle consolide par la répétition, elle donne plusieurs chances de comprendre et elle prépare progressivement à la complexité.
Mais en pratique, pour certains élèves, cette lenteur a un coût. Ces derniers ont la désagréable sensation de revoir indéfiniment les mêmes choses. Et au lieu d’approfondir, ils accumulent des morceaux fragmentés, souvent sans vision d’ensemble.
C’était le cas de Marius qui, pour lui, la spirale n’était pas une aide mais plutôt une sorte de prison où chaque répétition était une perte de temps, une frustration.
Alors il a choisi de prendre un raccourci. Ainsi, au lieu de tourner en rond dans la spirale, il a décidé d’apprendre en une seule fois, mais en allant au fond du sujet ou du thème. En clair, creuser, relier, et comprendre chaque concept jusqu’à ce que ce dernier soit clair et complet.
Et ce raccourci a fait toute la différence. Là où ses camarades reprenaient encore sur les mêmes bases au collège, lui avait déjà bâti des fondations solides sur lesquelles tout venait se greffer naturellement.
Voilà le choix radical qui explique pourquoi un enfant comme Marius a été capable d’obtenir son bac à 12 ans.
L’état d’esprit des HPI face à l’apprentissage
C’est tout à son honneur de vouloir apprendre une seule fois, en profondeur. Mais encore faut-il en être capable. Pour la plupart des élèves, ce raccourci serait impossible car celui-ci demande une autonomie, une curiosité et une organisation que peu d’enfants possèdent naturellement.
Pour Marius, comme pour beaucoup d’enfants HPI, c’est justement sur ces qualités que résident la différence.
Imagine notre jeune élève à la maison. Devant lui, se trouve un livre de sciences. Au lieu d’attendre qu’un professeur lui en explique chaque chapitre, il commence à tourner les pages, à explorer par lui-même. Chaque paragraphe est une porte qu’il ouvre, chaque schéma, une énigme qu’il cherche à résoudre.
Elle est une caractéristique fréquente chez les enfants HPI lesquels en général ne sont pas passifs face au savoir. Au contraire, ils prennent les choses en main. Ils s’autonomisent très tôt, s’aventurent en dehors du cadre scolaire, explorent et testent sans attendre d’y être invités.
La recherche scientifique confirme effectivement ce comportement. Les psychologues de l’éducation parlent de métacognition qui est la capacité à réfléchir sur sa manière d’apprendre, à l’analyser, et à l’améliorer.
Chez la plupart des enfants, cette compétence apparaît beaucoup plus tardivement, souvent à l’adolescence.
Chez les HPI, elle se manifeste nettement plus tôt, et presque de manière naturelle. C’est comme s’ils avaient conscience, dès l’enfance, de leurs propres processus d’apprentissage.
Notons que cette métacognition s’accompagne d’une curiosité insatiable. Là où d’autres enfants se contentent de retenir une définition, les HPI posent la question qui va plus loin : “Pourquoi ?”, “Et si ?”, “Comment cela se relie à autre chose ?”. Ils sont les explorateurs du savoir.
Toutefois, ça ne s’arrête pas là.
En effet, il se doit de prendre en compte une autre dimension, moins visible mais néanmoins tout aussi essentielle, l’émotion. Apprendre n’est pas qu’une question de logique.
Effectivement, les études en neurosciences de l’éducation montrent bien que la motivation, l’estime de soi ainsi que la sécurité affective jouent un rôle déterminant dans la réussite scolaire.
Or, chez les HPI, l’écart avec la norme peut être source de doutes, de découragement ou d’ennui.
C’est pourquoi leur état d’esprit naturel combine trois forces :
- Tout d’abord, l’autonomie : apprendre par eux-mêmes, suivre leur propre chemin.
- Ensuite, la Métacognition : réfléchir à leur manière d’apprendre, ajuster, s’auto-évaluer.
- Puis enfin, la curiosité émotionnelle : être porté par le désir de comprendre, à condition d’évoluer dans un environnement qui leur donne confiance et où ils se sentent en sécurité.
Marius illustre très bien ce trio. Loin de se limiter aux exercices de son cahier, il cherchait à comprendre pourquoi les choses fonctionnaient ainsi. Il pouvait passer des heures sur un sujet, non pas parce qu’on l’y obligeait, mais parce que la soif de savoir le poussait à aller plus loin.
Cet état d’esprit n’est pas une méthode scolaire : c’est une posture intérieure, une manière d’aborder le savoir tel un terrain d’aventure. Et c’est ce qui prépare le terrain pour les écoles HPI : elles n’ont pas à créer cette dynamique mais visent plutôt à la canaliser, l’encourager et l’amplifier.
Les méthodes des écoles HPI
Les écoles spécialisées pour enfants HPI partent d’un constat simple : on ne peut pas enseigner à ces élèves de la même manière qu’aux autres. Leur curiosité, leur autonomie et leur métacognition ne doivent surtout pas être bridées mais au contraire être accompagnées et amplifiées.
Dans une salle de classe HPI, l’ambiance est très différente d’une école traditionnelle. Les élèves n’y sont pas assis à écouter passivement le professeur répéter une leçon qu’ils connaissent déjà.
Ils sont plutôt encouragés à poser des questions, à explorer par eux-mêmes, à proposer des idées parfois surprenantes.
Le rôle de l’enseignant n’est plus seulement de chercher à transmettre mais de guider, stimuler et recadrer lorsque cela est nécessaire.
Concrètement, ces écoles reposent sur trois piliers fondamentaux.
Un accompagnement stimulant
Ici, le professeur devient une sorte de coach intellectuel. Il ne donne pas toutes les réponses. Par contre, il pose les bonnes questions. Il propose des défis, des pistes, des problèmes, lesquels nourrissent la curiosité de l’élève. Plutôt que de brider l’envie d’apprendre, il la canalise tout simplement avec bienveillance, intelligence et humanité.
Un environnement bienveillant
Les études en sciences de l’éducation montrent que la réussite ne dépend pas seulement des capacités cognitives, mais aussi du climat émotionnel. Malheureusement, un élève qui se sent jugé ou incompris risque de se bloquer. A contrario, un élève encouragé, valorisé, entouré de confiance ose aller plus loin.
C’est pourquoi ces écoles accordent une grande importance à l’estime de soi, à la gestion du stress, et à un climat de classe positif.
Un feedback rapide et personnalisé
Dans une école classique, un devoir peut être corrigé une semaine plus tard, avec une simple note apposée en haut de la page. Ici, la correction est quasi immédiate. Les erreurs sont traitées telles des tremplins, et non pas comme des échecs. Chaque élève reçoit un retour adapté à sa manière de penser, lui permettant d’ajuster son apprentissage en temps réel.
Le résultat de cette manière de faire est spectaculaire. Les élèves ne voient plus l’école comme une contrainte ou une obligation. Elle prend plutôt l’apparence d’un immense terrain de jeu intellectuel. Apprendre devient presque addictif : chaque défi relevé nourrit la motivation pour le suivant et ainsi de suite.
Et c’est précisément cette transformation qui explique comment des enfants comme Marius sont capables d'avancer si vite. Car lorsque la curiosité est respectée, que la confiance est installée, et que le feedback est immédiat, l’apprentissage prend une toute autre dimension.
Mais au fond qu’est-ce qui se cache derrière cette transformation ? Pourquoi l’accompagnement, l’environnement et le feedback rendent-ils l’apprentissage si puissant ?
Pour le comprendre, nous devons aller plus loin, dans les mécanismes universels de notre cerveau. En effet, toutes ces approches s’appuient en réalité sur trois piliers fondamentaux de l’apprentissage : encoder, récupérer, et activer les bons facilitateurs. Et ce sont eux qui font toute la différence.
Les mécanismes fondamentaux de l’apprentissage
Être meilleur ou plus performant, ce n’est pas la même chose qu’apprendre plus facilement ou plus rapidement. En effet, un apprentissage de haute qualité demande toujours un effort, voire parfois même de l’inconfort. En fait, il ne s’agit pas seulement de trouver “la bonne technique”. Nous devons aussi comprendre la meilleure manière de penser et de s’entraîner à devenir meilleur dans ce processus-là.
Les sciences cognitives identifient trois piliers essentiels à tout apprentissage efficace :
L’encodage (encoding) – Graver l’information
Il correspond à la première étape qui est de transformer une information extérieure en une trace durable dans notre cerveau. Mais attention “encoder” ne signifie pas “copier-coller” ou relire encore et encore.
Cela demande un hard thinking, une réflexion active c’est-à-dire faire des liens, comparer, hiérarchiser, et enfin relier à ce que nous connaissons déjà. Sans un bon encodage, aucune information ne reste.
Le récupération (retrieval) – Récupérer pour renforcer
Le cerveau oublie naturellement, c’est la loi de l’oubli. La seule manière de contrer cette décroissance, c’est de récupérer activement les informations stockées. Aussi, chaque fois que vous tentez de vous souvenir, même difficilement, vous consolidez vos souvenirs.
C’est pour cela que les pratiques comme les répétitions espacées ou le fait de s’auto-tester sont si puissantes.
Les facilitateurs (enablers)
Enfin, il existe des “activateurs”, lesquels rendent l’encodage et la récupération plus efficaces. Parmi eux, le plus important est le mindset ou état d'esprit.
Par exemple, une personne avec un état d’esprit de croissance (growth mindset) aborde chaque difficulté telle une occasion d’apprendre. Elle a bien conscience que la compétence s’améliore avec le temps et accepte l’inconfort comme partie intégrante du processus. C’est exactement ce qui permet de rendre l’effort soutenable et durable.
Nous savons désormais sur quoi repose tout apprentissage : encoder, récupérer et enfin activer les bons facilitateurs.
Maintenant, comment savoir si nous faisons bien les choses ? Comment éviter de rester en surface, de se tromper de méthode, ou pire de croire qu’on apprend, alors qu’en réalité, on n’avance pas ?
C’est là qu’entrent en jeu cinq dimensions concrètes. Cinq leviers qui permettent non seulement de mesurer sa progression et aussi de transformer sa manière d’apprendre, jour après jour. Regardons-les ensemble.
Comment appliquer concrètement ces méthodes à soi-même
Alors, comment transformer cela en une approche mesurable et applicable, même sans être HPI ? Eh bien, appuyons-nous simplement sur 5 dimensions clés de l’apprentissage efficace. Cinq leviers que vous pouvez tester sur vous-même, observer, et améliorer au fil du temps.
Traitement profond (deep processing) – L’apprentissage en profondeur
La différence entre apprendre “en surface” (shallow processing) et apprendre “en profondeur” (deep processing) est énorme.
- En surface : on relit, on répète, on mémorise sans réfléchir.
- En profondeur : on crée un réseau dense de connaissances où on y fait des liens entre les idées, on y hiérarchise ce qui est important, on y relie à ce qu’on sait déjà.
C’est comme reprogrammer la manière dont votre cerveau pense. Un apprentissage profond reste beaucoup plus longtemps et devient utilisable dans d’autres contextes.
Comment mesurer ? Si tu peux expliquer une notion avec tes propres mots, donner des exemples, et enfin la relier à d’autres sujets, tu es dans le traitement profond.
Auto-régulation (self-regulation) – Ajuster sa manière d’apprendre
Comprendre, c’est déjà une très bonne chose mais encore faut-il savoir s’auto-observer et se corriger. C’est exactement ce que l’on appelle la self-regulation, qui repose sur trois étapes simples :
- Le Signal / L’attention (Cue / Attention) : c’est le fait d’être conscient de ce sur quoi vous vous concentrez.
- Le Suivi / L’observation (Monitoring) : à ce stade, tu observes tes progrès, repère quand tu bloques.
- Et enfin, l’Ajustement (Adjusting) qui consiste à changer de stratégie si cela ne marche pas.
C’est exactement ce que les chercheurs appellent la métacognition laquelle est la capacité à prendre conscience de sa manière d’apprendre, à la surveiller en temps réel et à l’ajuster pour progresser.
Mais attention à un piège courant : ce que les chercheurs appellent l’« hypothèse de l’effort mal interprété » (misinterpreted-effort hypothesis). Beaucoup pensent que si c’est difficile, c’est que ce n’est pas efficace.
Ce qui est en réalité complètement faux. Si cela demande de l’effort, c’est précisément là que tu es en train de progresser.
Notons que ce processus d’auto-régulation n’est pas si simple. La psychologie parle de l’effet Dunning-Kruger : ce biais fait que ceux qui savent peu ont tendance à surestimer leurs compétences, alors que ceux qui savent beaucoup les sous-estiment.
C’est pour cela qu’un feedback honnête – qu’il vienne de soi-même ou de l’extérieur – est indispensable pour progresser.
Je ne vais pas développer ici, car je ferai une vidéo complète prochainement sur ce sujet. Mais retenez ceci : sans une régulation consciente et un retour objectif, nous risquons tous de mal évaluer nos progrès et de rester bloqués
Alors Comment mesurer ? Après chaque session, note simplement :
- Qu’est-ce qui a marché ?
- Qu’est-ce qui a coincé ?
- Qu’est-ce que je ferai différemment la prochaine fois ?
Etat d’esprit (mindset) – Ton rapport aux erreurs
C’est probablement la dimension la plus déterminante.
- État d’esprit fixe (fixed mindset) : nous voyons les erreurs telles des menaces. Résultat : nous évitons les défis, nous bloquons, nous stressons.
- État d’esprit de croissance (growth mindset) : nous considérons les erreurs comme des opportunités. Résultat nous avançons, nous apprenons 20x plus vite.
Les études en psychologie de l’éducation montrent bien que ce simple changement de posture multiplie la vitesse d’évolution.
Aussi, que faire ?
- Se rappeler que les erreurs sont des tremplins.
- Limiter l’information ingérée d’un coup pour oser expérimenter et se tromper.
- Et pour finir, célébrer ses erreurs comme des moments-clés d’apprentissage.
Comment mesurer ? Demandez-vous : “Est-ce que j’ai fait des erreurs aujourd’hui ?” Si la réponse est non, tu n’as probablement pas assez appris.
Récupération (retrieval) – Combattre l’oubli
Même un bon apprentissage s’érode avec le temps. Le secret ? Récupérer activement l’information (retrieval practice).
- En utilisant des flashcards espacées (méthode de l’espacement).
- En mélangeant les sujets (entrelacement ou interleaving) afin de forcer le cerveau à créer des liens.
- Et enfin en jouant avec tes connaissances : explique-les, connecte-les, transforme-les.
Mais attention : si la récupération est superficielle (juste relire), elle ne sert à rien. Il faut challenger la mémoire c’est-à-dire chercher activement l’information, même si c’est inconfortable.
Comment mesurer ? Si tu peux retrouver une info sans regarder vos notes,alors vous l’avez vraiment apprise.
Autogestion (self-management) – Organiser son apprentissage
L’apprentissage n’arrive jamais dans le vide : il dépend de ta gestion du temps, de tes priorités et de tes distractions.
- Planifie tes sessions.
- Puis identifie tes points faibles (la procrastination, le multitâche, et le manque de sommeil etc….)
- Et pour finir supprime les parasites dans le but de créer un espace mental clair.
Comment mesurer ? Pose-toi la question : “Ai-je respecté mon planning d’étude aujourd’hui ?” Si la réponse est non trois jours de suite, ce n’est pas un problème de méthode, mais plutôt d’organisation.
En résumé
Les HPI n’ont pas un cerveau “magique”. Ils exploitent naturellement ces cinq dimensions. Mais chacun d’entre nous est capable de les appliquer :
- Le traitement profond : relier et comprendre en profondeur.
- L’auto-régulation : observer, ajuster, corriger.
- L’état d’esprit : transformer les erreurs en moteur.
- La récupération : pratiquer la récupération espacée.
- L’autogestion : gérer son temps et son énergie.
En travaillant sur ces leviers, tu peux jauger toi-même tes progrès, et ainsi transformer radicalement ta façon d’apprendre.
Conclusion
Au début de cette vidéo, nous avons parlé du cas de Marius, cet enfant qui a obtenu son bac à seulement 12 ans. Nous pourrions croire que son avance spectaculaire est due à un don mystérieux, strictement réservé aux HPI.
Mais nous avons vu qu’en réalité, ce qui fait la différence, ce sont les manières d’apprendre, c’est-à-dire aller en profondeur, être actif, oser se tromper, et pour finir ajuster sa façon de penser.
Les écoles spécialisées l’ont bien compris : elles ne donnent pas seulement du contenu, elles créent également les conditions pour que l’apprentissage devienne addictif. Et la révélation, c’est que ces leviers ne sont pas réservés aux HPI. N’importe qui peut les utiliser.
De plus, nous avons exploré les mécanismes de base : encoder, récupérer, et activer.
Puis les 5 dimensions qui permettent de mesurer et d’améliorer sa façon d’apprendre :
- Le traitement profond qui crée un réseau dense de connaissances.
- L’auto-régulation, laquelle se base sur des observations et des ajustements en conséquence.
- L’état d’esprit qui transforme les erreurs en moteur.
- La récupération, basée sur la pratique de la récupération active.
- Et enfin, l' autogestion qui permet d’organiser son temps et son énergie.
Alors effectivement tu ne passeras pas le bac à 12 ans comme Marius. Mais une chose est certaine : en appliquant ces principes, tu pourras apprendre mieux, plus vite, et plus en profondeur que tu ne l’as jamais fait jusqu’ici.
Et c’est là le véritable message : il y aura un avant et un après cette prise de conscience. L’apprentissage n’est pas seulement une affaire de mémoire ou de QI. Il est une compétence que l’on peut entraîner, affiner, et transformer.
Au final, la question est donc réellement simple : es-tu prêt à changer ta manière d’apprendre pour toujours ? ou pas ?